Cours spécifiques aux problèmes de justesse.

  • Il faut un travail de base très approfondi pour pouvoir résoudre ce problème particulier.
  • Avec de la patience et de l’attention, une amélioration est toujours possible et parfois même le problème est entièrement résolu.

Pose du diagnostic des problèmes de justesse.

Lors de notre premier cours, j’évalue où se situe le problème de justesse et quand il se manifeste.

Pour cela, je vous fais faire une vocalise plus ou moins simple selon ce que je perçois comme souci. On peut parfois se contenter de reproduire une seule note.

Si cela est possible, je vais explorer toute l’étendue de la voix pour voir si ce problème se retrouve plus sur certaines zones de la voix ou si c’est sur toutes les notes.

Ensuite je vous fais chanter une chanson que vous connaissez pour vérifier votre mémoire musicale.

 Retrouvez sur mon blog les articles consacrés aux problèmes de justesse

 

Pour chanter comme un pinson
Sensation des résonances

Des cours différents selon les problèmes de justesse.

Parfois, il va suffire de travailler sur le passage entre la voix de poitrine et la voix de tête pour améliorer la justesse. Un travail de technique vocale parviendra à résoudre ce souci.

Parfois le problème est plus profond, et là on travaille de façon très spécifique.

Ce travail-là va être très minutieux et va vous demander de la ténacité et de la patience. Nous allons travailler vraiment pas à pas :

  • Dans un premier temps, nous ne ferons pas de technique vocale ou très peu.
  • Nous allons explorer toutes les sensations liées aux sons et à leur hauteur : sensations buccales, dans la poitrine, dans la tête, l’énergie adaptée à chaque hauteur, et les sensations auditives. Un long travail de recensement qui porte bien ses fruits.

La méthode pour ce travail de fond.

Je me suis basée sur la méthode Kodály en travaillant avec son approche méticuleuse sur les intervalles.

Tout d’abord on travaille sur la capacité à répéter une note, avec le piano et avec la professeure qui chante. On repère que quand on est bien sur la même note les 2 voix vibrent ensemble, ce qui n’est pas le cas lorsque les notes ne sont pas strictement les mêmes. On le fait sur une gamme si tout va bien, sinon, juste sur quelques notes.

Puis, selon la méthode Kodály, on aborde les intervalles : la tierce majeure tout d’abord en vocalise sur deux notes, et en montant sur l’étendue de la voix. Et aussi en s’entrainant en partant de n’importe quelle note.

Ensuite on travaille sur des comptines très simples avec le même intervalle de repère. Par exemple « Dodo, l’enfant do » et si tout va bien, on aborde des chants traditionnels un peu plus compliqués.

On peut s’aider de la phonomimie ou du solmiplot pour ajouter le geste comme moyen de repère. On chantera un air très simple en faisant les gestes de la phonomimie ou avec un petit bonhomme sur le solmiplot.

Carte postale souris verte
phonomimie
Solmiplot - gamme

La progression.

Comme c’est un travail qui demande beaucoup de concentration et de ressenti corporel, on varie les exercices pour ne pas créer de tension et pour que ça reste tout de même un plaisir.

Dès que possible, on aborde des chants très simples de variétés : par exemple, L’Eau Vive de Guy Béart, des chants de Barbara. En particulier : le petit Bois de St Amant. Il m’intéresse beaucoup parce qu’il y a peu de phrases mélodiques  à apprendre, et on va les répéter, mais en changeant de tonalité à chaque couplet. Un travail sur l’oreille vraiment très intéressant.

Et quand l’oreille et le corps sont plus à l’aise, on commence à aborder les points techniques de la voix : la respiration, le soutien abdominal, le travail avec le voile du palais…

Nous n’abordons pas tout en même temps parce qu’il est impossible de tout contrôler : la justesse et les multiples zones mobilisées.

Il faut compter plusieurs mois de travail régulier pour arriver à un résultat. Donc surtout, ne pas se décourager.

Les progrès sont petits au départ, mais ils existent et suivront une courbe exponentielle.

Mon témoignage portera essentiellement sur les sensations provoquées par les sons émis. Étant malentendante cette technique me permet de mettre en mémoire les sensations, les parties de ma bouche, de ma gorge qui sont sollicitées lorsque j’émets telle ou telle autre note. Ainsi, avec beaucoup de travail, je commence à pouvoir anticiper lorsque je dois chanter un do ou un mi etc….

L’ écoute est aussi essentielle dans ce travail pour pouvoir, après que le cerveau ait bien enregistré le son, le chanter juste. Bien sûr, cela demande un entraînement régulier et une confiance en sa capacité à progresser, mais quand le résultat est là, le plaisir de chanter est là aussi.

Denise

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